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Un peu de théorie

Étape 3 : Besoins ou stratégies ?

besoins communication non violente

Suite aux articles « Etape 1: Observation ou évaluation? » et « Étape 2: Exprimer ses émotions et sentiments” que je vous conseille de lire avant celui-ci, je continue ma petite synthèse des bases de la CNV en vous parlant aujourd’hui des besoins.

Les besoins ?

Les besoins, ou fonctions de vie, comme les appelle le formateur que j’ai rencontré lors de mon stage CNV sur l’empathie font partie de nous et constituent notre force vitale. Ils comprennent à la fois nos besoins vitaux et nos besoins d’épanouissement. Lorsqu’ils sont nourris, ils nous donnent de l’énergie, de la force et de la vitalité. Ils sont universels et communs à chaque être humain.

Comme une plante qui a besoin d’eau, de lumière, d’air, de terre… pour vivre, et qui s’épanouit quand ses besoins sont satisfaits, ou qui dépérit lorsqu’ils ne le sont pas, il est necessaire que nos besoins soient nourris.

Ainsi, lorsque nos besoins sont comblés, nous pouvons nous sentir bien, alignés, forts, et lorsqu’ils ne le sont pas, nous nous pouvons nous sentir mal et montrer une hyper sensibilité à tout stimulus.

Au même moment, certains de nos besoins pourront être satisfaits alors que d’autre ne le seront pas. Être conscient de nos besoins nous aidera à faire des choix et à arriver à un certain équilibre.

En fait, les besoins sont comme des vases qui sont plus ou moins pleins, en fonction de leur niveau, nous n’avons pas les mêmes réactions. Notre responsabilité est donc d’avoir conscience du niveau de remplissage de nos vases afin d’être vigilant et de les remplir régulièrement.

De plus, il faut avoir à l’esprit que chaque acte ou parole, de manière consciente ou inconsciente, a pour but de remplir ces vases et en particulier ceux dont le niveau et le plus bas ou qui sont prioritaires à ce moment-là.

En sachant, que dans l’approche de la CNV, il n’y a pas de besoins qui sont plus importants que d’autres et que la CNV ne cherche pas à savoir pourquoi tel besoin est présent ou pourquoi il est prioritaire, elle constate juste ce qui est présent, à un moment donné.

Je vous invite à consulter cette liste des sentiments et besoins pour plus de précisions.

Quels sont mes besoins ?

Le processus de la CNV se décompose en plusieurs étapes : la première est l’observation : une observation neutre qui décrit les faits, la deuxième consiste à accueillir ses sentiments. Puis la troisième étape consiste à accéder à nos besoins grâce à nos sentiments.

En cherchant, ce qui en nous, déclenche nos sentiments, c’est-à-dire ce qui est important pour nous dans la situation et qui a été ou n’a pas été nourri par la situation, nous allons pouvoir découvrir quel est le besoin qui est en jeu.

Les jugements sont également de bons indicateurs des besoins. Ils sont une manière, certes maladroites, mais réelle de prendre soin de besoins.

En effet, si je me dis « Qu’il est pénible ! », j’ai peut-être besoin de calme, de respect, de considération…

Et si quelqu’un me dit « De toute façon, tu ne m’écoutes jamais ! », c’est qu’elle a peut-être besoin d’écoute, de compréhension, de considération !

Cela peut aussi être un jugement positif tel que : « C’était sympa ce repas ! » qui peut exprimer que mes besoins de partage, de lien, de convivialité ont été satisfaits lors de ce repas.

Différencier besoin et stratégie

Une fois que nous avons compris qu’est le besoin qui est présent, nous pouvons prendre notre responsabilité et réfléchir à des solutions pour le satisfaire. Ces manières de satisfaire les besoins s’appellent des stratégies, elles ne sont pas liées à une personne, un objet ou une action en particulier et sont multiples.

Il est donc important de bien différencier besoins et stratégies. En effet, ces dernières peuvent être sources de blocages ou de conflits, alors que les besoins, qui sont universels permettent de trouver des stratégies créatives afin de prendre en compte les besoins de chacun.

Attention! Notre langage courant utilise le mot « besoin » pour exprimer des besoins et des stratégies.

Par exemple : « J’ai besoin de manger du chocolat » est lié à un objet en particulier. C’est peut-être une stratégie qui tend à contribuer à notre besoin de douceur. Et si nous ne pouvons pas en manger ou n’en avons pas, il est de notre responsabilité de trouver comment faire autrement pour combler ce besoin.

Ou « J’ai besoin de te parler » est une stratégie, car elle désigne une personne en particulier. Elle a peut-être pour but de nourrir notre besoin d’écoute, de compréhension, d’harmonie, et nous avons trop souvent tendance à penser que la stratégie = le besoin et qu’il n’y a pas d’autre façon de faire.

C’est quand on s’exprime sans impliquer l’autre, sans mettre en avant ce qu’on lui reproche, et sans avoir d’attente particulière qu’on a le plus de chance de recevoir !

En bref,

  • Dans une situation donnée, je me relie à ce que je ressens et j’essaie de trouver le besoin qui a déclenché le sentiment. Je cherche ce qui est important pour moi dans la situation, et si celle-ci nourrit mon besoin ou non.
  • J’écoute ce qui est important pour moi ou les autres derrière les jugements (positifs ou négatifs).
  • Je garde à l’esprit qu’un besoin est universel et n’est pas relié à une personne, un objet ou une action en particulier et qu’il y a une multitude de façon de nourrir un besoin.

En effet, c’est en prenant conscience de nos besoins et en les accueillant, nous allons être en capacité de chercher ce qui pourra les nourrir.

Je vous en parlerai prochainement dans un article sur les demandes.

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Crédit Photo: Pexels

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