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Vie quotidienne - Relations parents - enfants

#3 Arrête de taper ton frère! – Gérer un conflit entre enfants

enfants en conflit qui se disputent

S’exprimer de façon authentique afin de régler une situation de conflit entre enfants.

Léo et Gaël se disputent…


“La violence est l’expression tragique de besoins non satisfaits. C’est la manifestation de l’impuissance et/ou du désespoir de quelqu’un qui est si démuni qu’il pense que ses mots ne suffisent plus pour se faire entendre. Alors, il attaque, il crie, il agresse…” Marshall B. Rosenberg


Version 1: La punition

Premièrement, la mère stoppe le conflit, puis commence à émettre des jugements et des généralités. Elle tranche en décidant qui est en tort (Léo) et qui ne l’est pas (Gaël), sans avoir l’historique de la situation, ce qui a pour effet de contrarier Léo qui se ferme et s’oppose. Elle lui tient tête et le conflit prend de l’ampleur. Finalement, la mère menace de punition pour que l’enfant s’exécute.

Dans cette situation, la relation est coupée, l’enfant obéit par peur de la punition.  Il n’a pas pu s’exprimer et ressent un sentiment d’injustice contre son frère, qui l’a embêté en premier (vous le verrez dans la seconde vidéo 😉) et également contre sa mère, car pour lui, la punition ne lui était pas destinée.

Par conséquent, il ne retient pas ce que voulait lui faire entendre sa mère, à savoir qu’il ne faut pas taper. En définitive, il retient de la colère, de l’injustice et probablement une envie de se venger. Sa colère pourrait ressortir plus tard, à un moment inattendu, alors qu’on pensait que la crise était « passée ».

Version 2: L’expression authentique comme gestion du conflit

Pour commencer, la mère utilise dans un premier temps ce que Marshall Rosenberg appelle « l’usage protecteur de la force », c’est-à-dire qu’en premier on protège pour pouvoir discuter ensuite.

Puis elle respire, elle se relie à son intention : une relation de qualité et qu’il comprenne qu’il ne faut pas taper. Ensuite, elle se demande si ce qu’elle s’apprête à faire va permettre qu’il l’entende ou est-ce qu’au contraire cela va braquer l’enfant et faire qu’il n’aura plus les moyens d’écouter ? Pour augmenter ses chances de se faire entendre et afin de solutionner le conflit, la mère choisit d’utiliser l’expression authentique et le processus OSBD.

1/Observations sans jugement : quand je vois…

2/Sentiments : … je me sens….

3/ Besoins : … parce que j’ai besoin de….

4/ Demande : est-ce que tu serais d’accord pour… ?

Il faudra ensuite adapter ses mots à son interlocuteur et à la situation pour paraitre plus naturel.

Plus de détails dans mon article sur le processus de la communication non violente.

Cependant, faire une pause et se relier à son intention dans le feu de l’action, ce n’est pas simple. Pour moi, c’est même assez compliqué. Cela peut nécessiter un vrai entrainement selon les habitudes que l’on a.

En même temps, c’est fondamental pour être en capacité de choisir notre action, plutôt que de la subir puis d’éventuellement culpabiliser par la suite car on a agi d’une manière qui nous a déplu et qui n’est pas cohérente avec nos intentions.

C’est pourquoi il peut être intéressant de réfléchir en amont des crises, à une manière de faire pour prendre du recul : cela peut être la respiration, ou bien trouver un objet, une phrase… comme rappel de notre intention, quelque chose qui sera là, lorsqu’on sentira la tension monter…

bracelets de perles multicolores

C’est en écrivant mon article que j’ai eu l’idée de fabriquer des bracelets, je l’ai donc intégré à la vidéo… A tester!

EDIT 25/08/2019: Les bracelets, ça n’a pas marché chez nous… Il faudra trouver autre chose… Par contre, l’activité de création de bracelet a bien plu!

Stress et fonctionnement du cerveau

Notre cerveau possède trois modes de fonctionnement très différents : le cerveau reptilien qui est rapide, réflexe, il est le siège des pensées automatiques et de l’instinct de survie.

Le cortex gère les fonctions intellectuelles complexes, c’est de lui dont nous avons besoin pour pratiquer la CNV. Quand le temps de réaction du cerveau reptilien est quasi instantané, celui du cortex est de 3 à 4 secondes, d’où cette difficulté à inhiber nos réactions premières.

Le cerveau limbique, quant à lui, est le siège de nos émotions et de notre mémoire émotionnelle.

Lorsque notre cerveau est soumis au stress, comme dans notre exemple, c’est le cerveau reptilien qui prend le contrôle. S’il s’emballe, il entraine le cerveau limbique avec lui, les émotions montent très rapidement, et l’ensemble a pour conséquence de court-circuiter le cortex.

D’où la nécessite d’arriver à faire une pause avant de parler!

L’application du processus OSBD par la suite permettra de retrouver une connexion avec l’enfant et de faire émerger des solutions potentielles au problème. Il sera ouvert à la discussion et s’impliquera dans la recherche de solutions, ce qui augmentera les chances qu’il les applique !

En bref,

  • Je veille à la sécurité des enfants.
  • Je respire et fais une pause. J’en profite pour identifier mes observations, sentiments, besoins et demande.
  • Je m’exprime.
  • Si besoin, j’écoute également l’autre.
  • On trouve une solution satisfaisante pour tous.

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog!

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