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Vie quotidienne - Prendre soin de soi

#20 La cocotte minute – Comment gérer sa colère en situation de conflit ?

comment gérer sa colère

Vous êtes vous déjà senti comme une « cocotte minute » ? Lorsque vous êtes face à une personne dont le comportement ne vous convient pas, et que vous vous persuadez que vous devez rester calme ? « Je suis patient, je suis calme, je ne m’énerve pas. » Et que tout en disant cela, vous sentez pourtant bien la colère qui augmente de plus en plus ?

Jusqu’à… l’explosion !

Là, vous explosez et vous ne contrôlez plus rien ! Des cris, des reproches, ou même des gestes brusques!

Version 1 : La “cocotte minute” : je veux rester calme mais je ne m’écoute pas et j’explose.

Que ressent-on en situation de conflit ?

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais lors d’un conflit avec une autre personne, plusieurs signaux se manifestent quasiment à chaque fois :

  • Dans notre corps : tensions à certains endroits (dos, épaules…), une « boule » dans le ventre, ou au niveau du plexus…
  • Dans nos pensées :
    • J’ai raison / il a tort
    • Des jugements : ex : il est toujours négligeant, inconscient, maladroit…
    • Une intention de convaincre l’autre : l’autre DOIT comprendre que j’ai raison.
    • Des exigences sur l’autre : l’autre DOIT faire cela.

Je vous invite à tenter l’expérience : pensez à une situation de conflit réelle ou potentielle puis observez comment vous vous sentez et quel type de pensées surgissent à ce moment-là. Est-ce la même chose pour vous ?

Comment gérer sa colère ?

C’est à ce moment précis, lorsqu’on commence à ressentir ces alertes, qu’il faut agir et faire une pause car nous pouvons encore nous contrôler et raisonner.

Bien sûr, plus facile à dire qu’à faire et c’est à chacun de trouver son propre « STOP »…

La clé est de s’entrainer sur des situations simples, où l’on est peu engagé émotionnellement, et durant lesquelles on pourra expérimenter différentes choses pour trouver ce qui peut nous permettre de faire cette pause.

On n’apprend pas à naviguer en haute mer. On apprend au bord de la côte par temps calme, c’est la même chose pour la CNV.

Catherine Schmider, formatrice CNV

On peut ensuite observer quels sont nos sentiments et nos besoins (auto-empathie).

Quand ils auront été reconnus et entendus, nous aurons de nouveau les ressources nécessaires pour aller voir ce qu’il se passe chez l’autre : quels sont ses sentiments et ses besoins ?

Mais la priorité, c’est de s’écouter, de prendre conscience de ses ressentis, car tout cela va nous permettre de nous apaiser et de faire baisser la colère.

Cela nous permettra aussi d’y voir plus clair et de trouver des solutions plus créatives à notre problème.

Version 2 : Je fais une pause et j’arrive à me calmer, j’ai les idées plus claires.

Expérience vécue

Pour rendre les choses encore plus concrètes, je vous partage une situation personnelle à laquelle j’ai réfléchi pendant un atelier de CNV, donc complètement hors contexte, pour pouvoir ensuite avoir les outils adéquats au moment venu.

Je me sentais vraiment agacée et démunie lorsque mes enfants s’arrachaient des mains un jouet. Je n’arrivais pas à intervenir d’une façon qui me semblait juste. En effet, souvent, je disais « on n’arrache pas des mains », tout en arrachant le jouet des mains… ! Et au final, en colère contre moi et contre la situation, je réglais le conflit de façon arbitraire.

J’ai donc analysé que cette incohérence m’empêchait de prendre du recul pour gérer la situation comme je l’aurais souhaité.

Les conflits extérieurs viennent souvent de conflits intérieurs.

Claudine Patin, formatrice CNV

La formatrice m’a invité à changer mon point de vue : si la cohérence était un besoin important pour moi et qu’enlever le jouet était la seule façon que j’avais pour stopper le conflit, je devais réajuster mes paroles. Je pourrais dire par exemple :

« Je n’ai pas d’autre solution que de prendre le jouet pour l’instant. »

Et effectivement, imaginer la scène avec ces paroles m’a immédiatement permis de ressentir de la légitimité et de la cohérence.

Dans cette situation, cette phrase et cette action me permettent de mettre un “STOP” à ma colère car je me sens alors plus confiante et apaisée.

Je retrouve alors la capacité de me demander quels sont mes sentiments et mes besoins?

“Je suis agacée car j’aimerais de l’harmonie dans cette maison ! Cela me permettrait de vivre du bien-être et de la sérénité. “

A partir de là, j’ai peu de chance de me mettre à crier, et je vais naturellement, essayer d’aller vers une résolution de conflit plus pacifique !

Quand la colère prend le dessus

Cela dit, nous restons humains et malgré notre bonne volonté, nous ne pouvons pas rester calme tout le temps !

Par exemple, pour moi, le soir est un moment sensible à cause de la fatigue…

Dans ce cas, mettons nous en colère en utilisant des mots qui parlent de nous et qui ne contiennent pas de jugements sur nos enfants !

Version 3 : Je m’écoute et je m’exprime sans juger sur l’autre.

Nous pouvons nous exprimer, en parlant de notre point de vue « je », de façon authentique, en disant ce qui se passe réellement pour nous, sans jugement contre l’enfant, en donnant un choix plutôt qu’une punition.

Et comme souvent nous redoutons le conflit, je vous invite à changer votre regard sur celui-ci : il peut nous permettre de grandir, de trouver de nouvelles façons de faire et amener de l’ouverture et du changement.

Et chez vous, comment ça se passe?

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires, sur la page Facebook, ou le compte Instagram de Petite Girafe!


Crédit photo: Pixabay

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